C'est l'apartheid, disent les ambassadeurs d'Israël en Afrique du Sud.

D’anciens ambassadeurs d’Israël en Afrique du Sud témoignent: « Lors de notre mission d’ambassadeurs d’Israël en Afrique du Sud, nous avons côtoyé la réalité de l’#Apartheid et les horreurs qu’il inflige, cela nous a permis de prendre conscience de la réalité chez nous en Israël. »

 

C’est l’apartheid, disent les ambassadeurs d’Israël en Afrique du Sud.
“Il est plus clair que jamais que l’occupation n’est pas temporaire et que le gouvernement israélien n’a pas la volonté politique d’y mettre fin.”
Au cours de nos carrières dans le service extérieur, nous avons tous deux occupé le poste d’ambassadeur d’Israël en Afrique du Sud. À ce poste, nous avons appris de première main la réalité de l’apartheid et les horreurs qu’il infligeait. Mais plus que cela, l’expérience et la compréhension que nous avons acquises en Afrique du Sud nous ont aidés à comprendre la réalité chez nous.
Depuis plus d’un demi-siècle, Israël règne sur les territoires palestiniens occupés avec un système juridique à deux niveaux, dans lequel, sur une même parcelle de terre en Cisjordanie, les colons israéliens vivent selon le droit civil israélien tandis que les Palestiniens vivent selon le droit militaire. Ce système est caractérisé par une inégalité inhérente. Dans ce contexte, Israël s’est efforcé de modifier à la fois la géographie et la démographie de la Cisjordanie par la construction de colonies, qui sont illégales au regard du droit international. Israël a fait avancer des projets visant à relier ces colonies à Israël proprement dit par le biais d’investissements intensifs dans le développement des infrastructures, et un vaste réseau d’autoroutes et d’infrastructures d’eau et d’électricité a transformé l’entreprise de colonisation en une version confortable de la banlieue. Tout cela s’est produit parallèlement à l’expropriation et à la prise de contrôle de quantités massives de terres palestiniennes, y compris les expulsions et les démolitions de maisons palestiniennes. En d’autres termes, les colonies sont construites et étendues aux dépens des communautés palestiniennes, qui sont forcées de s’installer sur des parcelles de terre de plus en plus petites.
Cette réalité nous rappelle une histoire que l’ancien ambassadeur Avi Primor a décrite dans son autobiographie à propos d’un voyage qu’il a fait avec Ariel Sharon, alors ministre de la Défense, en Afrique du Sud au début des années 1980. Au cours de cette visite, Sharon a exprimé un grand intérêt pour le projet de bantoustans en Afrique du Sud. Un simple coup d’œil à la carte de la Cisjordanie ne laisse guère de doute sur l’endroit où Sharon a puisé son inspiration. La Cisjordanie se compose aujourd’hui de 165 “enclaves”, c’est-à-dire de communautés palestiniennes encerclées par des territoires repris par l’entreprise de colonisation. En 2005, avec le retrait des colonies de Gaza et le début du siège, Gaza est devenue tout simplement une autre enclave – un bloc de territoire sans autonomie, entouré en grande partie par Israël et donc contrôlé de fait par Israël également.
Les bantoustans d’Afrique du Sud sous le régime de l’apartheid et la carte des territoires palestiniens occupés aujourd’hui reposent sur la même idée de concentrer la population “indésirable” dans une zone aussi petite que possible, dans une série d’enclaves non contiguës. En chassant progressivement ces populations de leurs terres et en les concentrant dans des poches denses et fractionnées, l’Afrique du Sud d’alors et Israël d’aujourd’hui s’efforcent de contrecarrer l’autonomie politique et la véritable démocratie.
Cette semaine, nous marquons le cinquante-cinquième anniversaire du début de l’occupation de la Cisjordanie. Il est plus clair que jamais que l’occupation n’est pas temporaire et que le gouvernement israélien n’a pas la volonté politique d’y mettre fin. Human Rights Watch a récemment conclu qu’Israël a franchi un seuil et que ses actions dans les territoires occupés répondent désormais à la définition légale du crime d’apartheid en vertu du droit international. Israël est la seule puissance souveraine qui opère sur ce territoire, et il exerce une discrimination systématique sur la base de la nationalité et de l’ethnicité. Une telle réalité est, comme nous l’avons vu nous-mêmes, de l’apartheid. Il est temps que le monde reconnaisse que ce que nous avons vu en Afrique du Sud il y a des décennies se produit également dans les territoires palestiniens occupés. Et tout comme le monde s’est joint à la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, il est temps pour le monde de prendre des mesures diplomatiques décisives dans notre cas également et de travailler à la construction d’un avenir d’égalité, de dignité et de sécurité pour les Palestiniens comme pour les Israéliens.
Ilan Baruch a été ambassadeur d’Israël en Afrique du Sud, en Namibie, au Botswana et au Zimbabwe.
Le Dr Alon Liel a été ambassadeur d’Israël en Afrique du Sud et directeur général du ministère israélien des affaires étrangères.
Les opinions exprimées ne sont pas nécessairement celles de GroundUp.

Jérusalem : l’urgence de protéger les Palestiniens des exactions israéliennes

Communiqué de l’AFPS:

Le 21 mai, après le déluge de bombes sur la Bande de Gaza, c’est le silence qui s’est abattu sur le peuple palestinien et sur la répression quotidienne qu’il subit depuis des décennies. Un silence qui laisse carte blanche à Netanyahou pour harceler et opprimer les Palestiniens où qu’ils se trouvent. La situation est particulièrement grave à Jérusalem où Israël se livre à une répression féroce de toute résistance à son entreprise de nettoyage ethnique.

Une entreprise qui passe par une campagne d’arrestations arbitraires contre des dizaines de Palestiniens – dont des journalistes – dans plusieurs quartiers palestiniens. Les journalistes visés sont ceux qui couvrent les mobilisations contre les expulsions dans les quartiers de Sheikh Jarrah et Silwan.

Israël a ajouté à cet arsenal répressif la suppression de l’accès à la santé à des Palestiniens et à leur famille.

Toujours mobilisés contre les expulsions et les démolitions, les habitants de Jérusalem-Est sont en permanence la cible de la répression de l’armée israélienne.

Dans le même temps, les colons – sous la protection de cette même armée -continuent leurs agressions contre les Palestiniens ; ils continuent à envahir, par dizaines, l’esplanade des mosquées.

Vendredi les Palestiniens de Jérusalem ont montré leur détermination en participant à un marathon entre les quartiers de Sheikh Jarrah et de Silwan. Ils ont été accueillis par les ovations des habitants.

En représailles, l’armée d’occupation a envahi le quartier, pris d’assaut des maisons, arrêté des jeunes et détruit la tente de la solidarité, symbole de la résistance aux expulsions. Le soir même la tente était reconstruite.

Samedi 5 juin la Givara Budeiri, journaliste d’Al Jazeera a été arrêtée très violemment et a été libérée à la condition de ne pas couvrir les événements à Sheikh Jarrah pendant 15 jours.

Dimanche 6 juin était un nouveau jour de rafle à Jérusalem  : les leaders de la résistance aux expulsions à Sheikh Jarrah (Muna et Mohamed Al Kurd) à Silwan (Zuhair Al-Rajabi) ont été arrêtés par la police israélienne, ce qui a provoqué une très forte mobilisation à Jérusalem et dans toute la Palestine, sur les réseaux sociaux et parmi le mouvement de solidarité.

C’est toute la stratégie israélienne de fragmentation et d’isolement du peuple palestinien qui vole en éclats jour après jour. Unis, ils résistent !

Le silence de la communauté internationale face à cette répression qui s’exerce contre les Palestiniens à Jérusalem mais aussi en Cisjordanie et en Israël, face au déni de leurs droits fondamentaux, est un inacceptable signal d’impunité.

Israël n’arrêtera ces violations du droit que lorsque qu’il y sera contraint. Cela passe par l’exigence de l’application du droit et par des sanctions. On attendrait de la France – qui sait affirmer chaque fois que l’occasion se présente le droit à la sécurité d’Israël – qu’elle condamne vigoureusement ces pratiques qui sont contraires au droit international et qui représentent des crimes de guerre.

Dans un climat où les bandes fascistes de l’extrême-droite israélienne, encouragées par le Premier ministre israélien, n’ont pas renoncé à leurs provocations, la France doit prendre ses responsabilités pour exiger la protection du peuple palestinien et pour que cesse l’impunité d’Israël.

Le Bureau National,
8 juin 2021

Signez et partagez la pétition “Protéger les Palestiniens de J érusalem, la France doit agir”

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-prot%C3%A9ger-les-palestiniens-de-j%C3%A9rusalem-la-france-doit-agir?utm_content=cl_sharecopy_28835768_fr-FR%3A4&recruiter=136884505&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=c1045df6e9b84bc8b195ccb83a3e9913

 

Vendredi 23 octobre à 20:30, au Cinéma l'Arvor : WAITING FOR GAZA en présence de de G. Kozakiewiez

Nous avons le plaisir de vous inviter à  l’avant-première du film documentaire Waiting for Gaza
Vendredi 23 octobre prochain à 20:30, au Cinéma Arvor
                                         WAITING FOR GAZA.
de Guillaume Kozakiewiez, à Rennes, en présence du réalisateur et des productrices.
https://mailchi.mp/adaea4aa95bd/projections-festivals-venir-4827518?e=71cfc376d9

URGENCE GAZA Saison 3.

Cher.es ami.escher.es camarades
Vous avez été très nombreuses et nombreux à répondre à nos différents appels pour exprimer votre solidarité avec les paysans des villages de Khuza’a et d’Abasan dans la bande de Gaza.
Vous le savez, deux millions de personnes vivent en cage à Gaza avec actuellement 3 ou 4 heures d’électricité par jour, une épidémie de COVID qui s’étend, une population massivement privée de salaires et d’emploi et régulièrement bombardée par l’occupant.
Depuis 2016, l’UJFP a lancé plusieurs souscriptions qui ont permis successivement la construction du château d’eau, celle de 4,5 km de canalisations, le remplacement de la pompe à eau, la construction d’une maison des paysans. L’UJFP envoie régulièrement de l’argent pour maintenir le prix de l’eau à un tarif supportable.
Grâce à une collaboration avec Humani’Terre, une « pépinière solidaire » a été inaugurée cet été. Elle a connu très vite un immense succès.
Ces réalisations ont bien sûr un sens politique : une organisation juive antisioniste aide les paysans de Gaza à pouvoir cultiver leurs terres, à vivre de leur production et à nourrir la population. Les sionistes veulent que les Palestiniens cessent d’exister en tant que peuple jouissant de sa dignité et de ses droits. Aidez-nous à empêcher ce funeste projet.
Nous vous lançons un appel pour assurer la pérennité de cette réalisation. De petites sommes seront suffisantes, mais il nous faudra tenir dans la durée.
Vous pouvez consulter l’état des lieux à Khuza’a sur notre site.
Faites connaître. Vous trouverez à la fin de l’article un bouton « helloasso ».
https://www.helloasso.com/associations/union-juive-francaise-pour-la-paix/collectes/urgence-gaza-saison-3
Si vous n’aimez pas ce système, vous pouvez envoyer un chèque à
UJFP, 21 ter rue Voltaire, 75011, Paris
En écrivant « Khuza’a » au dos.
Solidarité avec la Palestine
Pierre Stambul (UJFP)

Agissons pour empêcher l'expulsion de Salah Hamouri de Jérusalem ! Stop à l'acharnement !

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien est de nouveau victime de l’acharnement d’Israël.

Arrêté à cinq reprises, il a déjà fait plus de huit années de prison en tant que prisonnier politique. De plus, les autorités israéliennes lui nient le droit de vivre en famille sur sa terre natale, à Jérusalem, avec sa femme et son fils.

L’État d’Israël est aujourd’hui passé à un autre stade en lui signifiant qu’il envisageait de lui retirer le droit de résider à Jérusalem. Cette révocation aboutirait à une expulsion définitive de Salah de sa terre natale.

>> Lire le communiqué de l’AFPS dans son intégralité

Appel à action

Envoyez le message ci-dessous ou votre propre message aux adresses suivantes :

Monsieur le Consul,
ou Monsieur le Ministre des affaires étrangères,
ou Monsieur le Président de la République,

Le 3 septembre 2020, notre compatriote, l’avocat franco-palestinien, défenseur des droits de l’homme, Salah Hamouri, s’est vu remettre par la police israélienne un courrier lui signifiant l’intention du ministre de l’intérieur israélien de lui retirer la carte de résidence permanente à Jérusalem.
Israël s’est doté en 1952 d’une loi, contraire au droit international, s’octroyant le « droit » d’autoriser ou non les Palestiniens de Jérusalem à vivre sur leur terre natale. Il entend l’utiliser contre Salah Hamouri alors qu’il est né et qu’il vit à Jérusalem depuis 1985.
Cet acharnement d’Israël contre notre compatriote afin qu’il ne puisse pas vivre en famille sur sa terre natale doit cesser.
La France doit lui apporter sa protection et garantir que ses droits fondamentaux – dont celui de vivre sur sa terre natale – soient respectés.
Je vous demande d’œuvrer au nom de la France, pour que Salah Hamouri ne soit pas expulsé de sa terre natale et afin qu’il puisse vivre à Jérusalem avec sa famille.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma haute considération.