Conquérir et diviser : une présentation interactive réalisée par B'Tselem

La destruction de l’espace palestinien par Israël

Ne manquez pas de consulter cette présentation de la destruction de l’espace palestinien au profit des colons et de l’épuration ethnique, réalisée par l’ONG israélienne de défense des Droits de l’Homme B’Tselem (disponible en Anglais, Arabe et Hébreu)

Israël confisque 51 000 dunams de la vallée du Jourdain

TUBAS (Ma’an) – Les autorités israéliennes ont confisqué 51 000 dunams  (5100 Hectares) et isolé cinq villages de la vallée du Jourdain, au nord de la Cisjordanie occupée, a rapporté un responsable du dossier des colonies de peuplement israéliennes auprès de l’Autorité palestinienne.

Mutaz Bisharat a déclaré à la radio Voix de la Palestine que les autorités israéliennes avaient confisqué 51 000 dounams, isolé cinq villages et pris le contrôle de sources d’eau, de machines agricoles et de cellules solaires. Bisharat a ajouté que la politique israélienne était très claire en isolant les villages du district de Tubas, soulignant que ces zones étaient considérées comme des zones militaires fermées interdisant à leurs propriétaires d’entrer sans permis délivré par Israël.

Il a souligné qu’Israël avait pour objectif d’expulser les Palestiniens de la zone dans le cadre de son plan visant à s’emparer de la région de la vallée du Jourdain. La vallée du Jourdain représente un tiers de la Cisjordanie occupée, avec 88% de ses terres classées dans la zone C – sous le contrôle total de l’armée israélienne.

Les organisations internationales de défense des droits considèrent la poursuite de la campagne israélienne contre les Palestiniens dans la vallée du Jourdain, qu’il s’agisse de confiscations, de démolitions ou d’expulsions sous prétexte de la tenue d’exercices militaires, comme une violation du droit international humanitaire.

Depuis le début de l’occupation de la Cisjordanie en 1967, Israël a confisqué des centaines de milliers de dunams en les déclarant “terre d’Etat”. En 1968, les autorités israéliennes ont interdit aux Palestiniens d’enregistrer leurs terres et ont par la suite tiré parti du taux d’enregistrement foncier auparavant faible pour confisquer des zones actuellement ou précédemment utilisées par les habitants mais non enregistrées comme telles. Les terres confisquées sont ensuite utilisées pour construire des colonies exclusivement juives, tandis que la confiscation ultérieure utilise souvent le prétexte de la sécurité des colonies.

Publié par Ma”an News Agency

L'Atlas humanitaire du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires pour les territoires palestiniens occupés (OCHA-opt) est en ligne !

Un outil indispensable pour tous ceux – citoyens, militants, étudiants, chercheurs – qui s’intéressent aux conséquences quotidiennes de l’occupation israélienne en Cisjordanie et à Gaza. Tout est évidemment en anglais… Les données des outils interactifs figurant dans la collection des “digital services” sont régulièrement mises à jours !

Jérusalem : halte au nettoyage ethnique !

Une nouvelle fois les Palestiniens qui vivent dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est sont la cible de l’occupation israélienne. L’objectif de celle-ci est de vider ce quartier de ses habitants palestiniens pour remettre, l’une après l’autre, leurs maisons à des organisations de colons qui y installent des habitants juifs qui n’ont aucun lien avec ce quartier. Cela contribue ainsi à la dépalestinisation de la ville de Jérusalem.

Le 12 janvier la famille Sabbagh (une quarantaine de personnes) a reçu des autorités israéliennes un ordre d’expulsion afin que des colons israéliens puissent emménager immédiatement. Un dernier recours a gelé l’expulsion pour un mois.

Cette famille est arrivée à Sheikh Jarrah en 1956 après avoir été chassée par la force de la ville de Jaffa en 1948. Ce logement lui avait été remis par l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’UNWRA. Sa maison à Jaffa existe toujours mais elle ne peut pas y retourner, l’État israélien interdisant aux Palestiniens de faire valoir leur droit au retour.

Depuis 1967 et l’occupation de Jérusalem-Est par Israël, ce quartier est ciblé par des colons qui prétendent être propriétaires de ces maisons. Par vagues successives, ils ont réussi à faire expulser plusieurs familles après de très longues batailles judiciaires et malgré des manifestations de solidarité, notamment d’Israéliens anticolonialistes.

C’est maintenant le tour de la famille Sabbagh. Neuf autres familles de Sheikh Jarrah attendent avec angoisse l’aboutissement de procédures judiciaires identiques.

Ces opérations sont la continuité du nettoyage ethnique qui a accompagné la création de L’État d’Israël et qui se poursuit depuis plus de 70 ans. Ces transferts forcés de populations sont contraires au droit international. Ils violent également le droit à un logement convenable et le droit à la vie privée. Israël les met en œuvre de manière planifiée en Palestine occupée, tant en Cisjordanie qu’à Jérusalem-Est, tout en accélérant la construction et l’expansion des colonies de peuplement israéliennes, tout aussi illégales au regard du droit international.

Il est du devoir de la communauté internationale de dénoncer ces pratiques et de s’y opposer avec force.

Les périodes électorales israéliennes sont mortifères pour les Palestiniens qui font les frais de surenchères destinées à donner des gages aux colons les plus extrémistes.

L’AFPS note avec satisfaction l’engagement de la diplomatie française à Sheikh Jarrah : le Consul général de France et ses homologues européens se sont rendus chez la famille Sabbagh lundi 21 janvier pour lui apporter leur soutien. Il faut aller plus loin. La France doit exiger des autorités israéliennes qu’elles mettent immédiatement un terme aux projets d’expulsion de la famille Sabbagh et des autres familles menacées de Sheikh Jarrah, et qu’elles cessent la construction de colonies de peuplement.

Le Bureau national
24 janvier 2019

Photo : Manifestation le 19 janvier 2019 à Sheikh Jarrah contre les démolitions attendues. Active Stills

Les forces israéliennes font un raid sur l'hôpital Makassed pour empêcher un événement marquant son 50e anniversaire

JERUSALEM (Ma’an) – Les forces de police israéliennes ont effectué lundi une descente dans la salle des événements de l’hôpital Makassed, à Jérusalem-Est occupée, et empêché l’administration de tenir un événement marquant le cinquantième anniversaire de sa création.

L’hôpital Makassed, le plus grand de la ville de Jérusalem occupée, au centre de la Cisjordanie, a invité le ministre palestinien de la Santé, Jawad Awwad, le ministre des Affaires de Jérusalem de l’Autorité palestinienne, Adnan Husseini, et le gouverneur de Jérusalem, Adnan Ghaith, ainsi que d’autres Fonctionnaires palestiniens à assister à la célébration.
L’événement comprenait également l’inauguration de nouveau locaux.
Un journaliste de Ma’an a déclaré que les forces de police israéliennes avaient effectué une descente dans la salle des événements avant le début de la célébration et y avaient suspendu une affiche ordonnant la fermeture de la salle, en plus d’interdire toute activité sous le prétexte que l’événement avait lieu “sous les auspices de l’Autorité palestinienne.”
Malgré l’avis, l’administration de l’hôpital et les invités ont décidé d’organiser la célébration en plein air.
En conséquence, un grand nombre de forces israéliennes ont de nouveau fait irruption dans la salle des événements et ont forcé tous les invités à évacuer la zone, au cours de laquelle des soldats ont fait usage de la force et ont agressé plusieurs d’entre eux.
De plus, deux Palestiniens ont été arrêtés. Ils ont été identifiés comme étant Said Rakan et un activiste local, Ahed al-Rasheq.