Pétition pour l'égalité de tous les citoyens en Israël

À Tel-Aviv, le 11 août dernier, et à l’appel d’organisations arabes israéliennes, de très nombreux manifestants protestaient contre la loi « Israël, État-nation du peuple juif ». Ahmad Gharabli/AFP

Pour l’égalité de tous les citoyens en Israël

Le 19 juillet 2018, le Parlement israélien adoptait la loi définissant Israël comme État-nation du peuple juif.

Cette loi est le concentré, l’aboutissement, de la politique de la droite et de l’extrême-droite israélienne. En une douzaine de points :

– elle affirme la prédominance ethnique juive en Israël ;
– elle encourage la colonisation juive, présentée comme valeur nationale, et confirme l’annexion de Jérusalem déclarée unilatéralement capitale d’Israël ;
– elle précise explicitement que le peuple juif est le seul à exercer le droit à l’autodétermination en Israël sans préciser les frontières de celui-ci ;
– elle retire même à la langue arabe le statut de langue officielle désormais réservé exclusivement à la langue hébraïque.

Ainsi le postulat d’une inégalité fondamentale, inscrite dans le droit et pas seulement dans les faits, est établi entre les citoyens d’un même pays, d’un côté les citoyens juifs ou d’origine juive et de l’autre côté les citoyens arabes et non juifs qui deviendraient juridiquement des citoyens de seconde catégorie.

C’est dire que cette loi renie ouvertement la promesse de la Déclaration d’indépendance du 14 mai 1948 selon laquelle le nouvel État « assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Contrairement à la loi fondamentale de 1992 « sur la dignité de l’homme et sa liberté », elle ne fait plus aucune référence ni à la démocratie ni à l’égalité.

Autant de violations des fondements d’un État démocratique et autant de violations du droit international.

De nombreuses personnalités, juives et non-juives, se sont élevées contre cette loi. Le président du Congrès juif mondial a fermement critiqué la politique poursuivie par le gouvernement israélien, les lois récemment adoptées et spécifiquement cette loi État-nation.

En Israël, des manifestations importantes, regroupant des dizaines de milliers d’israéliens, de toutes origines et de toutes confessions, ont eu lieu à plusieurs reprises contre cette loi qui institue une discrimination entre les citoyens.

Nous appelons à se tenir aux côtés des progressistes israéliens – sans distinction d’origine ethnique – pour exiger :

– l’abolition de cette loi inique ;
– l’égalité de droit de tous les citoyens israéliens ;
– que cessent les atteintes de plus en plus graves aux libertés démocratiques et aux droits humains.

Signer la pétition : http://pouregalitecitoyensisrael.wesign.it/fr# 

Dites-le aux entreprises : Désengagez-vous du tramway de Jérusalem !

Vous avez été 3496 à envoyer le texte qui suit à chacune des 3 sociétés et à leurs 3 actionnaires publics !



L’occupation de Jérusalem-Est et son « annexion » par l’état israélien violent le droit international, comme l’ont rappelé de multiples résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU (notamment n°478 de 1980 et n°2334 de 2016).

En reliant Jérusalem-Ouest aux colonies israéliennes implantées sur le territoire palestinien de Jérusalem Est, le « tramway de Jérusalem » est un des outils de la politique de colonisation et d’annexion israélienne, violation flagrante du Droit international.

Trois sociétés françaises, dont 2 à capitaux publics très majoritaires, participent à la mise en œuvre de l’extension du réseau de tramway, avec la prolongation de la 1ère ligne existante et la création de deux nouvelles lignes ayant toutes pour terminus des colonies :

  • La société EGIS RAIL, branche du groupe EGIS, filiale à 75% de la Caisse des Dépôts et Consignations.
  • La société SYSTRA, filiale conjointe de la SNCF et de la RATP qui détiennent chacune 42% de son capital.
  • La société ALSTOM, déjà acteur majeur de la première phase de construction du tramway, et qui a répondu aux appels d’offres de la seconde.

Par leur participation à ce projet, ces 3 sociétés contribuent directement au développement de la colonisation israélienne. Elles doivent se désengager de toutes leurs activités qui y participent.


Madame, Monsieur la-le Président-e, Directeur-rice,

A la suite de la publication du rapport « Tramway de Jérusalem : des entreprises françaises contribuent à la colonisation israélienne du territoire palestinien occupé », je suis choqué-e d’apprendre que votre entreprise participe à la réalisation de ce tramway à Jérusalem, qui relie Jérusalem-Ouest aux colonies israéliennes implantées sur le territoire palestinien de Jérusalem-Est, en violation flagrante du Droit international.

Comme vous le savez, la colonisation israélienne dans le territoire palestinien occupé viole le droit international, et en particulier à Jéusalem-Est. Elle perpétue l’occupation, entrave tout développement économique du territoire palestinien et bloque toute solution de paix juste et durable. Elle s’accompagne de nombreuses restrictions imposées aux populations palestiniennes, restrictions qui violent leurs droits les plus fondamentaux et les privent de conditions de vie décente.

En participant à la réalisation de ce tramway, votre entreprise contribue directement au développement de cette situation illégale au regard du droit international.

Je vous demande donc de vous engager publiquement à ce que votre entreprise se retire de l’ensemble des opérations qui concourent à la réalisation de ce projet.

Je resterai nformé-e, via les organisations signataires de ce rapport, de votre réponse et des mesures qui seront engagées par votre entreprise.

Cordialement,