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Présentation du projet

samedi 29 octobre 2011

En France, trois groupes locaux de l’AFPS (Nantes, Quimper et Rennes) se sont réunis pour soutenir un projet de coopérative agricole Al sanabel qui s’est formée pour produire du jus de raisin, à Halhul dans la région d’Hébron en Palestine. Il s’agit de 320 agriculteurs représentant, compte tenu de l’importance des familles, environ 1500 personnes

L’objectif du projet, est d’apporter à ces agriculteurs une aide leur permettant valoriser la production de raisin qui dans un contexte de guerre et d’occupation ont du mal à écouler leur production.


  Une production traditionnelle

Vignoble (Région de Bethléem)
La région d’Hébron est traditionnellement une région de production fruitière (raisin, prunes, abricots). Cette production était naguère vendue dans tout le sud de la Cisjordanie et à Gaza. Aujourd’hui, les difficultés de circulation liées aux check points et les nombreuses contraintes imposées par l’occupation militaire, le blocus de Gaza ainsi que la concurrence des fruits israéliens produits dans les colonies entraînent de grosses difficultés de commercialisation. Quand la récolte n’est tout simplement pas perdue, les raisins qui ne trouvent pas preneurs sont alors rachetés par des sociétés israéliennes à des prix dérisoires pour les transformer en vin. Halhul
L’armée israélienne contrôlant toutes les frontières, il est également impossible aux paysans palestiniens d’exporter leur production vers la Jordanie, ou d’autres pays arabes. Il n’est pas rare que les fruits pourrissent au marché de gros de Halhul. Certains paysans renoncent même à récolter le fruit de leur travail, en raison des prix dérisoires qui leur sont consentis.
Lors d’une mission organisée par notre comité en juillet 2001, nous avons pris conscience de la gravité de la situation et de l’ampleur du préjudice subi par les paysans. Les échanges avec ceux-ci nous ont permis de constater que certains d’entre eux réfléchissaient à des possibilités de transformation des fruits permettant de diversifier et de différer leur commercialisation : fabrication de fruits secs, fabrication de jus, etc. Nous nous sommes alors engagés à apporter notre soutien, dans la mesure de nos moyens, à un tel projet.

Ce projet s’est développé en plusieurs étapes :

 1 Première étape : la création d’une coopérative (2006-2009)

La première étape a consisté en la création d’une coopérative, reconnue par l’Autorité Palestinienne, qui élit son conseil d’administration.
D’une manière un peu rudimentaire, une petite unité de fabrication a été mise en place (pressage du raisin avec la fabrication sur place d’un pressoir mobile et l’acquisition d’un filtre et d’un pasteurisateur) Il a fallu ensuite mettre au point le produit en réalisant des études physico-chimiques avec l’aide d’un laboratoire nantais.
À ce stade la production de jus de raisin expérimentale peut commencer avec une quantité réduite la première année.
Cette phase a permis à nos amis palestiniens de prendre la mesure des contraintes techniques et des défis à relever. Et de vérifier également que les produits fabriqués pourront trouver un débouché !

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Déjà, une certaine gamme de produits
La coopérative permet d’envisager une commercialisation du raisin Palestinien sous différentes formes

Ainsi, en 2009, lla coopérative participe-t-elle à une exposition agricole où leurs produits (jus de raisin et debs : sorte de confiture de raisin) connaissent un vif succès. C’est donc environ 80 à 85 tonnes de raisins qui sont pressés et plus de 10000 bouteilles qui sont vendues dès cette première année, même si cette production reste encore loin des objectifs de la coopérative qui voudrait atteindre 10% de la production raisin de la région d’Hébron, soit 7000 tonnes, pour pouvoir peser sur les prix, actuellement fixé par les israéliens qui ont le monopole de l’achat. Un film vidéo de 57 minutes retraçant les étapes du projet et en expliquant les enjeux à partir d’interviews réalisées sur place et auprès de militants en France a été réalisé. Ces débuts prometteurs encouragent à poursuivre et développer le projet.

 2 Deuxième étape : vers une démarche industrielle (2010 –2012)

La première phase ayant permis de vérifier le bien-fondé de l’opération, le développement de la coopérative passe désormais vers l’industrialisation de la filière.
Plusieurs défis sont à relever

  • Il s’agit dans un premier temps pour la coopérative de trouver un terrain pour construire un local. Ceci est très difficile et très coûteux car la terre est un bien rare. C’est désormais chose faite puisqu’un terrain a été acquis courant 2011 En savoir plus
  • L’étape suivante consiste à construire un local d’environ 400m2 pour produire dans de meilleures conditions que dans la phase précédente
  • Enfin, il faut poursuivre et approfondir la formation de techniciens pour arriver à produire un jus de raisin uniforme car la qualité n’atteint pas encore aujourd’hui le niveau requis pour une commercialisation à grande échelle. Une coopérative vinicole à Ancenis via le comité de Nantes qui avait accepté le principe d’un stage de formation. Le résultat attendu à terme est la pérennisation du projet pour qu’il parvienne à son autonomie financière

 Une vidéo pour bien comprendre

Al Sanabel IMG/flv/al_sanabel.flv