Une trentaine de personnes appartenant à plusieurs organisations du collectif BDS de Rennes s’étaient donné rendez-vous devant l’entrée du centre commercial Carrefour-Alma le samedi 17 décembre. C’était la troisième intervention de cette nature devant ce magasin. Plusieurs courriers avaient été adressés à sa direction depuis plus d’un an, alertant celle-ci sur la présence dans ses rayons de produits manufacturés de la marque Soda-Club / Sodastream, étiquetés product of Israel, code barre 729, bien que produits dans la colonie de Mishor Adumim située à l’est de Jérusalem, en plein cœur des territoires occupés. Ceux-ci étaient restés sans réponse.
Nous appuyant sur la charte sociale et éthique de l’enseigne Carrefour, nous avons donc décidé de nous adresser directement aux clients du magasin pour tenter d’obtenir une rencontre avec la direction afin qu’elle entende nos arguments.
Rapidement interpellés par le service de sécurité de la copropriété, menacés d’une intervention policière et sommés de nous retirer, nous avons obtenu que le responsable de ce service contacte directement la direction du magasin afin que nous lui fassions état directement de notre demande de rencontre. Nous avons donc pu rencontrer M. Altes, le directeur, qui nous a assurés de nous recevoir début janvier. Il nous a garanti qu’il ferait remonter à la direction du groupe Carrefour les arguments que nous défendons et qu’il l’informerait de notre prise de contact avec la FIDH (Fédération Internationale des Ligues de Droits de l’Homme), partenaire de Carrefour lors de la rédaction de sa charte sociale et éthique. Pour la défense du groupe Carrefour, M. Altes évoquait le fait que les produits Soda-Club / Sodastream étaient également présents chez la concurrence et évoquait son incompréhension quant au fait que ces produits soient autorisés sur le marché si les conditions de leur production étaient bien celles que nous dénoncions. Nous avons abondé dans ce sens : le moins que l’on puisse constater, c’est que les services de l’État en charge des droits des consommateurs faisaient preuve d’une lenteur incompréhensible dans la constatation et la sanction de ce qui constitue une véritable tromperie sur l’origine.
Nous attendons maintenant confirmation du rendez-vous promis.
En cliquant sur le lien, accédez au tract distribué à l’entrée du magasin : Carrefour-sodastream
Lire aussi le courrier adressé par le collectif BDS à la FIDH : Courrier FIDH-Carrefour